... ou
comment remédier à la pénurie d’eau dans le monde
Abondante
mais rare
«
La destruction de la santé des écosystèmes aquatiques et la
croissante
pénurie
d'eau sont, pour
moi,
les problèmes environnementaux les plus urgents auxquels l'humanité
est confrontée. » Maude
Barlow (co-fondatrice de
Blue Planet Project)
L'eau est omniprésente sur la
planète. Elle recouvre 71 % de la surface terrestre, qu’elle soit
salée, douce, sous forme de vapeur d'eau, dans les nappes d’eau
souterraines, les glaciers, les lacs ou les rivières. Pourtant,
l’accès à l’eau est devenue source de conflits* car une
personne sur quatre n’a pas accès à l’eau potable.
Si,
au
Moyen-Orient et
dans
certaines
régions d’Afrique
et
des États-Unis, les faibles
précipitations
sont à l’origine du problème,
les
ressources hydriques peuvent également être menacées par des
sources de contamination, telles que :
–
les rejets industriels ;
–
les marées
noires ;
–
les pesticides et les produits chimiques utilisés en agriculture ;
–
les déchets domestiques non traités
;
– les polluants
atmosphériques concentrés dans les plans d'eau.
D'après la LPO, plus de la moitié des eaux superficielles sont en mauvais état écologique.
*
En 2024, le
Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des
ressources en eau, publié par l'UNESCO pour le compte d'ONU-Eau,
soulignait
que les tensions liées à l'eau exacerbent les conflits à l’échelle
mondiale.
Les
eaux usées
Le traitement des eaux usées*
doit être effectué correctement pour empêcher les agents
pathogènes de pénétrer dans les écosystèmes aquatiques.
Dans certains pays en
développement, les stations d’épuration ne sont pas entretenues
et les eaux usées sont déversées dans les cours d’eau qui vont
ensuite polluer les océans.
La
complexité du
problème provient
de
la difficulté à éliminer
les résidus de
médicaments,
de
drogues, voire
de
caféine, dans les eaux destinées à la
consommation humaine.
Ces substances se
répandent
dans les écosystèmes
aquatiques
et
se
retrouvent
ensuite
dans l’eau courante.
En
2019, une
étude de l’OCDE
(Organisation de coopération et de développement économiques)
démontrait
que
les
résidus
des produits
pharmaceutiques retrouvés
dans l’eau
étaient
des
polluants
préoccupants
pour l’environnement et la santé. Ils
sont
également
à l’origine des
cancers
du sein ou de la prostate. La
surconsommation d’antibiotiques est liée à la résistance
bactérienne
– une crise sanitaire mondiale.
La
situation risque
de
s’aggraver avec l’augmentation
de produits pharmaceutiques due
à
la croissance économique, le vieillissement de la population, les
progrès de la
médecine
et l’augmentation de la production animale.
Dans
une autre étude, 80 % des échantillons prélevés dans 139 cours
d’eau des États-Unis, contenaient des
polluants
provenant des industries pharmaceutiques et
pétrochimiques,
de
l’agro-industrie,
et
autres secteurs industriels.
* Les
eaux
usées
non traitées contiennent des
substances chimiques ;
des
métaux lourds ;
des
nutriments ; des
agents pathogènes.
La
filière cosmétique
L'industrie
cosmétique contribue à la pollution
des
sols et
des
eaux
souterraines
à
cause des
métaux lourds utilisés
(plomb,
mercure, arsenic…),
de
la graisse, du
pétrole, etc.
Lorsque
les savons,
les
détergents,
l’eau
de Javel et bon
nombre d’autres substances chimiques sont
déversés
dans les eaux usées, ils sont difficiles
à éliminer.
D’autre
part, à
cause du parabène
qu’elles contiennent, les
crèmes solaires ont
un impact
négatif
sur l’environnement
car
cet
antibactérien et antifongique perturbe
le
système reproducteur de
la
faune aquatique.
Quant aux microbilles de
plastique présentes dans les dentifrices et les gommages corporels,
elles ne se décomposent pas et ne peuvent pas être filtrées par
les processus de traitement de l’eau, les particules de plastique
étant minuscules. Le plastique s’accumule ainsi dans
l’environnement et se retrouvent dans l’eau potable.
Les perturbateurs
endocriniens
Les
substances chimiques dites « perturbateurs endocriniens » (PE) sont
très largement présentes dans notre environnement. En France, en
Europe et dans le monde, l’évaluation des risques liés aux
perturbateurs endocriniens est devenue un enjeu majeur de santé
publique (source sante.gouv.fr).
Ils
ont des effets délétères sur la santé et peuvent provoquer
des problèmes
de croissance,
des
dysfonctionnements sexuels, et
des maladies.
Ils
sont présents dans
les parfums, le vernis à ongles, les colles, les encres, les
enrobages de comprimés,
les bouteilles d'eau et les biberons (bisphénol
A).
Quant
aux
PFAS,
plus
connus sous le nom de polluants éternels, ce
sont
des composés
chimiques
regroupant
plus de 4 700 molécules. Ils
sont utilisés dans nombre
d’objets
du quotidien, comme
les ustensiles
de cuisine antiadhésifs, les
emballages
alimentaires, les
textiles
imperméables, etc...
Conçus
pour résister à la chaleur, à l’eau et à la graisse, cette
robustesse
les rend quasiment indestructibles. Ils
s'accumulent dans l'air, le sol, les rivières, jusque dans le corps
humain. Selon
plusieurs
études, ils
peuvent réduire
la
fertilité, favoriser certains cancers,
engendrer
des
risques de malformation et
des problèmes de développement chez les enfants.
Agriculture et élevage
Certaines
pratiques agricoles, comme
la
monoculture,
sont souvent
à l’origine
de la
pollution
de
l’eau.
Cultiver
une seule espèce de plante sur une vaste étendue de terre épuise
les éléments nutritifs du sol. Il faut ensuite lui prodiguer une
grande quantité de produits chimiques (engrais,
insecticides, herbicides)
pour obtenir du
rendement.
Lorsque
l'excès
d'engrais chimiques
(azote
et phosphore principalement),
est
rejeté
dans les cours
d’eau
et les
océans,
cela
cause
une
prolifération excessive d’algues (marée
rouge)
qui
appauvrit
l’oxygène
et
entraîne
l’asphyxie
de la faune aquatique.
Cela peut même
créer des
zones mortes, là
où plus rien ne peut survivre.
Dans
l’élevage industriel, la
concentration
d’animaux
dans un
espace confiné accroît
les
problèmes sanitaires. Pour
empêcher la
propagation des maladies, les
agriculteurs
leur administrent
des antibiotiques. Comme les animaux d’élevage
sont vendus au poids, on
leur
donne également des hormones de
croissance (interdits
dans l’Union européenne
depuis 1988).
Cette concentration d’animaux
génère une grande quantité de matières organiques (bouse, fiente)
que l’on utilise pour fertiliser les champs, mais les produits
qu’ils contiennent (minéraux, antibiotiques et autres médicaments)
peuvent contaminer les nappes souterraines (source UNEP).
Quant
au lisier,
un
mélange de déjections d'animaux d'élevage et
d'eau
présent dans les élevages de
porcs,
c’est
une source d’émission de méthane
qui
contribue
au réchauffement climatique.
L'impact
des incendies
Les
grands
incendies
de forêt, comme ceux observés en Californie et en Australie, ainsi
que la culture
sur
brûlis utilisée pour défricher les
terres,
détruisent
des écosystèmes entiers, plantes et animaux inclus, et
ont
un
grand
nombre
d’effets néfastes
sur
l’approvisionnement
en eau.
Non
seulement ils créent l’érosion des sols, faute de plantes pour
retenir la terre, mais l'excès
de minéraux produit
par les cendres conduit
à l’eutrophisation des cours d’eau et
à la réduction de leur débit.
Lorsque
les
incendies sont
urbains,
généralement alimentés par des matériaux industriels
(maisons, pneus),
ils
libèrent
beaucoup de produits chimiques et
de
gaz cancérigènes dans l’air.
Perte
de terre arable, perte d'eau
La
terre
arable est la couche supérieure du sol qui
possède
la plus grande
concentration de matière organique et de micro-organismes. Elle
a
une
forte activité biologique et
une importante
quantité
de racines qui
créent
un abri pour des millions d’êtres vivants (vers,
insectes, etc.)
Lorsque
la couche arable est détruite par le labour,
le
surpâturage,
la
déforestation, elle devient vulnérable et
les
intempéries peuvent emporter les particules de terre fertile,
créant une érosion des sols
qui
dégrade la qualité de l’eau.
Pollution
des océans
Comme
nous l’avons vu, les océans peuvent
être
pollués de différentes
façons.
Parmi les plus répandues,
on retrouve
les produits
chimiques, les matières
organiques
non traitées,
le plastique et les déchets charriés dans les
rivières par les eaux
pluviales.
Le
transport maritime joue un rôle majeur dans la pollution marine.
En quittant un
port, un
navire remplit ses
ballasts d’eau de mer pour assurer sa stabilité. Cette
eau contient des plantes, des animaux, des bactéries, des virus et
des polluants qui
sont
rejetés
à la mer
lors
de l’escale
suivante.
En
se
développant dans
cet
environnement dont elles
ne sont pas originaires,
certaines espèces peuvent devenir
envahissantes
et
empêcher
les espèces endémiques de
se développer.
L’eau
de cale contient également des résidus de
pétrole et autres polluants qui se sont infiltrés et qu'il
est très difficile de
traiter.
POLMAR,
la
Convention internationale pour la prévention de la pollution marine
par les navires, élaborée par l'OMI (Organisation maritime
internationale), porte sur tout type de pollution causée par les
bateaux
(pétrole, produits
toxiques, déchets, gaz d'échappement, etc.), qu'elle soit
accidentelle, fonctionnelle, volontaire ou involontaire.
Elle
autorise toutefois
le
déversement de l'eau de cale dans l'océan tant
que
sa
concentration en hydrocarbures ne dépasse pas 15 parties
par million (ppm).
Les
contrevenants s'exposent
à de lourdes pénalités, mais s'en tirent souvent impunément.
Les
filets de pêche abandonnés ou perdus menacent également
la biodiversité marine en piégeant involontairement la faune et en
dégradant les habitats. Ces
« filets fantômes », qui représentent 10 % des
déchets marins,
causent
la mort d’un
grand nombre d’animaux.
Quant
aux
marées noires causées
par les pétroliers,
ce
sont
de
véritables
catastrophes écologiques, sachant
qu’un
seul litre de pétrole peut polluer un million de litres d'eau et
se retrouver
plus tard sur les plages sous forme de boules de goudron (tarballs)
qui
dégradent
le
biotope, asphyxient
l'écosystème, détruit
les
fonds marins et l'habitat de nombreux animaux.
Technologies
et
Écologie
coopérative
La législation européenne
définit la pollution comme « l'introduction directe ou
indirecte, par suite de l'activité
humaine, de substances ou de chaleur dans l'air, l'eau ou le
sol, susceptibles de porter atteinte à la santé humaine ou à la
qualité des écosystèmes aquatiques ou des écosystèmes
terrestres ».
Il est grand temps pour nous
d'en assumer la responsabilité et de réparer nos torts envers la
nature.
Il existe déjà des
inventions innovantes et bénéfiques pour tous les intéressés,
capables de résoudre de graves problèmes environnementaux. En voici
quelques exemples inspirants :
Les barrages anti-pollution
Il
s’agit d’une solution simple pour récupérer les déchets en
plastique flottant dans les cours d’eau et l’océan. Ils sont
composés de flotteurs et de filets lestés jusqu’à 60 cm de
profondeur. Tendus à l’embouchure des rivières ou traînés dans
l’océan, ils collectent le plastique et autres déchets flottants.
Grâce à cette technologie
inventée par l’ONG Ocean Clean Up, plus de deux millions de tonnes
de plastique ont déjà été récoltés à travers le monde.
Le recyclage du plastique
en carburant
Blest,
une
entreprise japonaise,
a
conçu une machine qui transforme le plastique en pétrole. Un
kilo
de plastique produit
environ
un litre de pétrole. Non
seulement cela
permettrait de recycler
les déchets, mais cela
éliminerait le processus d’extraction et de raffinage, qui est non
seulement
énergivore,
mais
également
très polluant. Le
delta du Niger dont
l’eau souillée rend
la pêche et l’agriculture impossibles en
est un exemple probant.
Agriculture régénératrice
Il
s’agit d’une méthode qui
consiste à éviter de retourner le sol,
permettant de réduire la compaction, de favoriser la vie des
micro-organismes et de la biodiversité, tout en améliorant la
structure du sol.
Les
cultivateurs utilisent des
engrais naturels et
obtiennent des
produits de
qualité sans
polluer les sources d’eau.
La permaculture et
l’agriculture biologique sont également des pratiques durables non
négligeables. Le couvert végétal est réservé pour conserver les
racines, la matière organique et les micro-organismes du sol,
empêchant ainsi l’érosion.
Biodigesteurs
10
millions de tonnes de matières
organiques sont produits chaque année en France. En
utilisant un biodigesteur,
ces
matières seraient transformées en engrais par
des micro-organismes, comme
dans la nature. Ce
système accélère le processus tout en produisant un gaz
à combustion propre, appelé
gaz
renouvelable ou gaz vert,
qui
peut produire de l’énergie.
Toilettes sèches
Le
principe des toilettes
sèches est de
mélanger
des déchets végétaux secs
(copeaux de bois, paille, terre)
aux matières organiques (selle et urine) afin d’obtenir un
équilibre carbone-azote idéal. La
matière ainsi constituée peut
être utilisée
comme
compost. Ce
système
qui n’a
pas besoin d’eau pour fonctionner, peut être installé n’importe
où. Il
s’agit là d’une
solution innovante et respectueuse de l’environnement pour la
gestion des déchets qui
offre une alternative à la fois écologique et économique au
W-C.
Nettoyage non
polluant des déversements de pétrole
Les
déversements pétroliers sont dévastateurs
pour les écosystèmes marins, avec
des conséquences durables sur la faune, les écosystèmes côtiers
et les récifs coralliens. Pour y
remédier,
on recourt fréquemment aux dispersants chimiques (2-Butoxyéhanol)
pour
décomposer le pétrole, mais cette méthode aggrave la
toxicité de
la marée noire.
Sachant
qu’un
litre de pétrole peut polluer un million de litres d'eau, la nature
peut mettre plus d'un siècle à se
régénérer.
La
découverte de
solutions
alternatives
naturelles
commencent
seulement
à émerger, comme
l’utilisation
du liège laserisé
qui
absorbe
rapidement les
hydrocarbures. Quant
à la
bioremédiation, elle
décontamine les
milieux grâce
à des organismes
vivants qui
transforment les
toxines en
composants inoffensifs,
donnant
un
parfait
exemple d'écologie coopérative.
D’autres
solutions existent,
mais
elles doivent
encore
obtenir
l’agrément des ministères en charge
de l’écologie et de la santé avant
d’être
utilisées.
Découverte de sources
d'eau douce
Les eaux souterraines sont des
réserves d’eau stockées dans les roches poreuses du sous-sol.
D’après les scientifiques, il y a environ cinq fois plus d'eau
douce provenant des profondeurs de la croûte terrestre que dans la
totalité des océans.
Grâce à une nouvelle
technologie appelée Deep Seated Water Technology™, il est à
présent possible de découvrir où se trouvent les nappes aquifères
et de déterminer exactement où forer. On peut donc trouver de l'eau
même dans les endroits impactés par la sécheresse.
En
tout
état de cause,
il n'y a pas de pénurie d'eau, il y a seulement une pénurie de
connaissances permettant
de la
trouver. Cependant,
même si cette ressource est mieux comprise et que la technologie
pour
y accéder est
disponible, nous
ne devons pas
continuer à polluer nos
eaux de surface, souterraines et côtières.
Les
solutions
d'Écologie
coopérative
 |
Dr Lawrence Anthony
|
«
Nous sommes tous responsables de notre
famille, de nos amis et de notre travail, mais l’existence
ne se résume pas qu’à cela.
Nous devons remettre la nature au
centre de notre vie et
comprendre que ce n’est pas un idéal noble, mais un élément
essentiel à notre subsistance.
»
Dr
Lawrence Anthony, fondateur de LAEO.
Consciemment
ou non, tout organisme vivant essaie de
survivre, quelle que soit l’espèce. Comme personne ne peut y parvenir seul, il est de notre devoir de protéger la planète si nous voulons assurer notre propre
existence.
Il
s’agit là d’un phénomène naturel :
si les animaux, les plantes et tout ce qui nous entoure sont en bonne
santé, nous ne nous en porterons que mieux.
Par conséquent,
lorsqu’un impact affecte notre environnement,
il est important de comprendre la situation avant d'agir.
C'est la raison pour
laquelle nous souhaitons sensibiliser à l'un des problèmes
majeurs auquel nous sommes confrontés : la
pénurie d’eau potable.
Il
existe de nombreuses façons
d’enrayer
ce
fléau.
On
peut, par exemple :
–
s’impliquer
dans des actions de nettoyage de l’environnement pour réduire les
déchets,
–
adopter
un mode de vie écologique en privilégiant les produits durables,
réutilisables,
–
planter
des arbres avec des associations engagées dans la protection de la
nature,
–
soutenir
les initiatives locales contribuant à la réduction des émissions
de gaz
à effet de serre,
–
rapporter les
médicaments non utilisés à la pharmacie au lieu de les jeter dans
les toilettes,
– fabriquer
ses
propres produits ménagers à base de substances de
bicarbonate et de
vinaigre,
– manger
des aliments bio,
meilleurs
au goût, avec
moins de
pesticides et plus de nutriments,
– utiliser
un composteur ou un
biodigesteur pour les
matières organiques,
– installer
des toilettes sèches chez soi,
– utiliser
des plastiques recyclés et recyclables,
– utiliser
des poêles sans téflon, en inox ou en acier,
– éviter les
emballages alimentaires en achetant en vrac et refuser les
suremballages,
– éviter des
vêtements en polyester ou imperméabilisés aux polluants éternels,
– expliquer
aux
enfants comment
ne pas gâcher
l’eau
douce,
– devenir
ambassadeur d’Écologie coopérative (lire ici).
L'ambassadeur
d’Écologie coopérative
L'ambassadeur applique les principes d’Écologie
coopérative et encourage les autres à les appliquer. Le
meilleur moyen de faire passer une idée est de donner le bon
exemple.
En devenant ambassadeur, vous rejoignez une équipe motivée
qui œuvre pour la sauvegarde de l’environnement et pour un avenir
durable.
Pour
permettre à LAEO
France de continuer ses actions, vous pouvez soit
adhérer
à l'association
ou devenir
bénévole.
Article traduit par Noëlle Saugout
Fondatrice de LAEO France
Membre des JNE (journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie)